Il est des journées qui rappellent pourquoi nous choisissons de nous engager.
Le jeudi 13 novembre à Remiremont, s’est tenue la première Convention des Vosges, à laquelle le SNT CFE-CGC des Vosges a pu participé. Cette réunion appartient à une catégorie rare de moments où l’on voit, presque en direct, naître quelque chose de plus grand que la simple succession d’interventions ou d’échanges : un véritable mouvement humain, une respiration collective, un réseau qui se reconnaît et qui se renforce.
Dès l’arrivée des participants, l’atmosphère portait la chaleur de retrouvailles attendues. Des adhérents venus de toutes les branches, du privé comme du public, des visages familiers et de nouveaux regards curieux. Près de cents personnes réunies par une même conviction : celle que la CFE-CGC n’est pas seulement une organisation représentative au niveau national, mais une communauté vivante qui se construit au plus près des territoires.

Gérard Behar, Christine Lê et Andry Piette
Lorsque Christine Lê a ouvert la journée, ses mots ont trouvé un territoire fertile. Elle a parlé du temps long, de l’engagement patient, de « planter aujourd’hui pour récolter demain » qui donne au syndicalisme sa profondeur et son authenticité. Chacun a compris qu’il ne s’agissait pas d’un simple discours : c’était une invitation à se projeter, à s’enraciner, à croire dans la continuité de ce que nous bâtissons.
Gérard Behar a apporté la densité d’une expertise précieuse, rappelant que derrière chaque action locale, il existe une armature nationale solide, une vigilance constante, un souci d’accompagnement. La CFE-CGC, ce jour-là, s’est montrée dans toute sa verticalité bienveillante : du national au terrain, un même fil, une même exigence.

Alain Monpeurt, Andry Piette
Puis la parole est passée au Grand Est, avec Alain Monpeurt, dont la présentation a dessiné l’architecture d’un réseau structuré, cohérent, animé par des pôles complémentaires qui travaillent toute l’année pour soutenir l’action des Unions Départementales. La démonstration était claire : rien n’existe isolément. Chaque territoire éclaire l’ensemble, chaque département renforce la région, et la région porte les ambitions collectives.
Après cette présentation, un autre éclairage s’est imposé : celui de Sandra Bachmann, Vice-Présidente de la CFE-CGC Grand Est.

Sandra Bachmann
Elle est venue rappeler, avec la hauteur attendue, ce qui constitue l’un des fils conducteurs de notre action :
✔️ l’importance stratégique du développement territorial, cette présence quotidienne, attentive, indispensable au plus près des entreprises ;
✔️ et le rôle majeur de la CFE-CGC, l’une des cinq organisations syndicales représentatives au niveau national, porteuse d’une voix structurée, cohérente et légitime.
Son intervention a agi comme un pont naturel entre la vision régionale et la réalité vosgienne : une manière de redire que notre réseau est fort parce qu’il relie les échelles, les territoires et les personnes, et que chaque action locale contribue à l’influence collective du syndicat dans tout le Grand Est.
Le moment où les huit développeurs territoriaux des Vosges sont montés sur scène a incarné cette vérité. Leurs témoignages avaient la simplicité du terrain, du quotidien, de la rencontre humaine. Ce qu’ils ont partagé n’était pas théorique : c’était la matière même du lien social, ce qu’on ne voit pas toujours mais qui fait tout tenir.
Et puis, au cœur de la salle, il y avait l’UD Vosges, avec l’impulsion d’Andry Piette et la détermination de Christophe Bitsch. C’est bien le travail de toute l’équipe, discret, constant, exigeant, qui a donné à cette journée son rythme, sa cohérence, sa chaleur. Ils ont su créer un lieu où l’on s’écoute vraiment, où l’on s’entraide, où les valeurs de la CFE-CGC prennent chair : la solidarité, la responsabilité, la fidélité au collectif.

Les membres de l’équipe de l’UD des Vosges (présents lors de la convention)
Cette convention n’a pas seulement permis de partager des expériences ou de présenter des structures. Elle a montré un réseau qui respire, qui s’anime, qui se renforce.
Un réseau où l’humain reste premier.
Un réseau où chaque parole compte.
Un réseau où la représentativité n’est pas un statut, mais une relation vivante avec les salariés.
À toutes celles et ceux qui étaient présents, à ceux qui ont pris la parole, à ceux qui ont écouté, à ceux qui ont rendu cette journée possible comme Arnaud Spoor : Merci !
Non pas un merci formel, mais un merci qui relie.
Un merci qui reconnaît.
Un merci qui engage.
Car ce que nous avons vécu dans les Vosges n’était pas une parenthèse : c’était une preuve.
La preuve que lorsque nous nous rassemblons, lorsque nous partageons, lorsque nous nous reconnaissons, la CFE-CGC grandit.
Et dans cette journée vosgienne, une vérité simple s’est imposée : quelque chose s’est levé entre nous.
Quelque chose de solide, de franc, de profondément collectif.
Une histoire qui commence — et dont nous avons, ensemble, l’envie et la force d’écrire la suite.








