La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 acte une suspension partielle de la réforme des retraites de 2023, entraînant plusieurs ajustements pour les fonctionnaires affiliés à la CNRACL. Si les règles de calcul des pensions restent inchangées, l’âge de départ et la durée d’assurance évoluent pour certaines générations.
Un recul de l’âge légal ralenti
Pour les agents relevant de la catégorie sédentaire, l’âge d’ouverture des droits demeure fixé à 62 ans et 9 mois pour les générations 1964 et début 1965. La montée progressive vers 64 ans est maintenue, mais ralentie, avec une augmentation par paliers à partir d’avril 1965, jusqu’à atteindre 64 ans pour la génération 1969.
Dans la catégorie active, l’âge légal reste fixé à 57 ans pour les agents nés jusqu’au 31 août 1966, tandis qu’il atteindra progressivement 59 ans pour les générations les plus récentes.
Une durée d’assurance temporairement allégée
La suspension introduit également un allègement du nombre de trimestres requis pour le taux plein :
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–1 trimestre pour les agents nés en 1964
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–2 trimestres pour ceux nés au premier trimestre 1965
La cible des 172 trimestres n’est désormais atteinte qu’à partir de la génération 1966.
Dans la catégorie active, la durée d’assurance est fixée à 170 à 171 trimestres pour les générations 1969 et 1970, marquant également un ajustement à la baisse.
Carrières longues : un accès facilité
Le dispositif de départ anticipé pour carrière longue n’est pas modifié dans ses âges d’accès. En revanche, les conditions sont assouplies pour certaines générations :
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Les assurés nés en 1964 et début 1965 devront désormais justifier de 170 trimestres cotisés, contre 171 à 172 auparavant.
Aucune modification du calcul des pensions
Malgré ces ajustements, les règles de calcul des pensions restent strictement inchangées. Seule la durée d’assurance requise pour bénéficier du taux plein varie selon les générations.
Des adaptations techniques en cours
Les outils numériques de la CNRACL intègrent progressivement ces évolutions. Une première mise à jour a été déployée fin janvier 2026 sur le service d’estimation des droits, tandis que les dispositifs de liquidation et de simulation doivent être ajustés au cours du deuxième trimestre.
Dans l’intervalle, les employeurs sont invités à signaler les situations concernées dans les demandes de retraite, notamment pour les départs à compter du 1er septembre 2026.
Source : CNRACL, « Suspension de la réforme des retraites : impacts au 1er septembre 2026 », publication du 19 mars 2026 (mise à jour du 9 février 2026).







