« Le projet de loi de finances pour 2026 contient une mesure importante pour les agentes de la fonction publique : l’allongement du congé maternité pathologique prénatal, qui passerait de 2 à 3 semaines maximum.
Concrètement, cela signifie qu’en cas de grossesse présentant des complications médicales attestées, une agente pourrait bénéficier d’une semaine supplémentaire avant l’accouchement, en plus du congé maternité “classique”. »
➡️Une mesure utile, mais strictement encadrée
Le congé pathologique ne se déclenche pas automatiquement. Il est accordé uniquement en cas de complications médicales et nécessite un certificat médical.
L’article 174 du texte budgétaire précise que :
- le congé pathologique prénatal serait porté à 3 semaines maximum ;
- le congé pathologique postnatal resterait fixé à 4 semaines maximum après l’accouchement.
Ces périodes s’ajoutent au congé maternité légal, et ne viennent pas le remplacer.
➡️Une avancée concrète pour la santé des agentes
Pour le SNT, cette mesure va dans le bon sens : les agentes confrontées à une grossesse difficile ou à risque ont besoin d’un cadre clair, protecteur et immédiatement mobilisable.
Dans la réalité du terrain, ce congé pathologique est souvent décisif pour éviter :
-
une aggravation de l’état de santé,
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une grossesse sous tension prolongée,
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ou une reprise trop rapide de l’activité avant l’accouchement.
➡️Mais attention : le texte n’est pas encore définitivement validé
Le SNT rappelle que le projet de loi de finances pour 2026 est encore soumis au contrôle du Conseil constitutionnel.
Certaines dispositions du texte font l’objet de critiques juridiques, notamment une mesure financière visant le CNFPT, jugée fragile par plusieurs observateurs. Cette partie du texte pourrait être censurée, et l’ensemble du budget reste sous surveillance.
📌 À ce stade, l’extension du congé pathologique prénatal n’est donc pas totalement sécurisée, tant que la décision du Conseil constitutionnel n’a pas été rendue.
➡️Ce que le SNT recommande aux agentes
Le SNT invite les agentes concernées à :
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ne pas minimiser les complications médicales, même “modérées” ;
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solliciter un avis médical dès qu’une grossesse devient difficile à tenir au travail ;
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contacter leur section SNT en cas de refus ou de pression RH.
Le SNT restera vigilant sur l’application réelle de cette mesure et sur la protection effective des agentes, car les droits ne valent que s’ils sont respectés.







